Quand il n’y a pas de frein - Kimberly Anderson

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Quand il n’y a pas de frein

Quand il n’y a pas de frein - Kimberly Anderson

Ce qu’il y a d’intéressant lorsque l’on va vivre quelques jours chez des amis, c’est de pouvoir essayer les produits qu’ils utilisent. Que ce soient les shampooings, les parfums, ou les crèmes, tout y passe. J’avais eu de la chance de tomber sur un tube d’une crème servant à faire des gommages. Je me l’appliquais lorsque tout le monde était absent, juste après avoir pris ma douche. C’est comme cela que je me rendais compte que j’avais intérêt à m’en acheter une pour en faire beaucoup plus souvent. Je trouvais aussi une crème contre les taches solaire, comme je n’en avais pas, je la reposais. Ce qu’il y a de bien avec les crèmes, c’est qu’il soit possible de faire semblant de n’en avoir jamais utilisé. Ce n’est pas la même chose lorsque l’on essaye un parfum, et même un shampooing. Il est difficile de faire croire de n’y avoir pas touché. Tu as mis mon parfum ? Moi ! Non ! Ben voyons !

Il y a aussi le frigo qui est très intéressant, surtout celui des célibataires. Je ne sais pourquoi on y trouve presque une caverne d’Ali Baba. Ils ont toujours un produit exotique que l’on n’a pas osé acheter, une eau, ou une bière rare qui coûte un bras, des tas de restes très alléchants qu’ils ne finissent jamais, et des tas de petits trucs, dont parfois, on ne sait même pas ce que c’est. Il y a même des produits ordinaires que l’on a l’habitude d’acheter, et qui paraissent bien meilleurs chez eux. Pourquoi avons-nous toujours plus faim chez les autres ? Le casse-croûte ordinaire que l’on fait chez soi devient un mets fait ailleurs.

Mon amie partait en weekend, et me laissait toute sa maison. Je devais m’occuper du jardin et des deux petits chiens. J’avais enfin libre cours d’utiliser sa maison comme bon me semblait pendant deux jours. Je me préparais un bon bain avec tous ces produits, et j’y mettais aussi quelques pétales de roses. En sortant, je me mettais une crème et gardais sa robe de bain sur moi. Je me faisais un magistral casse-croûte, que je mangeais dans le salon face au gigantesque écran plat où je regardais un bon match de tennis. Mon amie revenait juste à ce moment-là. Elle avait oublié les clés de sa seconde maison. Elle me regarda fixement, alors que j’avais le visage tartiné comme un vacherin. Y a rien de trop beau ! me dit-elle. J’avais dû prendre trop d’aise.