Pourquoi ne pas vivre différemment ? - Kimberly Anderson

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Pourquoi ne pas vivre différemment ?

Pourquoi ne pas vivre différemment ? - Kimberly Anderson

On entend beaucoup de choses à la radio ou la télévision sur comment réduire son empreinte écologique. Les universitaires ou les politiques discutent sur la pertinence de changer nos habitudes. Nous savons tous que c’est un débat de sourds et qu’il est temps d’apporter des modifications concrètes sur nos façons de vivre. Dans cet article, il ne s’agit de remettre une couche au débat. Non, mon objectif est d’apporter un témoignage sur une façon alternative de vivre et qui fonctionne.

Luna vit aujourd'hui à Porto, dans une maison abandonnée dont elle a reçu la permission de rester par les propriétaires tant qu'elle veille à ce que la maison reste en bon état ou fait des travaux pour l’améliorer. Son mode de vie est, ce que l’on appelle, squatter. Luna est une ancienne collègue. Nous avons travaillé comme hôtesses dans une clinique privée spécialisée dans l’augmentation mammaire durant nos études universitaires. Pour le dernier stage, elle a décidé de se rendre en Amérique latine et vivre de façon tout à fait non-conventionnelle. C’est une débrouillarde née avec beaucoup de compétences, y compris la façon de réparer les toits qui fuient. Elle arrive à tirer le meilleur des endroits où elle habite. Très peu d’entre nous, auraient le courage de vivre dans certaines de ces maisons.

Dans notre dernier échange de courriel, elle m’écrivait ; « nous apprenons beaucoup juste en essayant. Parfois, nous nous rendons compte que nous avons construit quelque chose dans le mauvais sens, mais c’est encore une expérience positive, parce que nous savons ce quoi ne pas faire la fois suivante ». « Au lieu de soutenir un système, qui à mon avis, est train de s’effondrer, je préfère construire quelque chose de différent, et vivre de façon alternative » .

Luna peut se vanter d’avoir une faible empreinte écologique, avec un impact social très élevé. Elle est impliquée dans un certain nombre de projets intéressants et créatifs. Et le plus étonnant, elle est impliquée dans des projets à but non-lucratif à mi-temps. En échange, elle reçoit de l’aide de la part des autres volontaires dans la rénovation de sa maison. Tout ce qu’elle fait, elle le fait par passion. Apprendre, et faire partie de la construction des systèmes alternatifs, et de modes de vie durables, occupent une place importante dans son quotidien.

« J’ai choisi de vivre une vie simple, sobre et dédiée à la création de projets alternatifs visant la durabilité et l'apprentissage. Organiser des choses pratiques et créer plus d'espaces où les gens peuvent échanger des connaissances et des compétences avec des matériaux gratuits est mon plus grand rêve, et je suis en train de le réaliser » .