Le petit magasin hippie - Kimberly Anderson

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Le petit magasin hippie

Le petit magasin hippie - Kimberly Anderson

J’adore aller au petit magasin hippie près de chez moi. Il est mignon, tant en grandeur, qu’en type de produits vendus, qu’en service par les employés chaleureux. La propriétaire affiche toujours un beau sourire en voyant entrer les clients et nous salues doucement. Elle et ses vendeurs jasent avec nous sans s’attendre à ce qu’on achète nécessairement. Ils ne poussent jamais pour une vente, ce qui me donne encore plus envie d’y aller, même si c’est seulement pour dire bonjour et parler quelques minutes. En plus, j’adore le type de vêtements qu’elle vend, car ils sont tous achetés sur le marché équitable. Certains viennent de pays étrangers, et certains sont fabriqués au Québec. Mais, ils sont tous originaux, et créés pour être différents de ce qui est vendu dans les magasins réguliers.

Ce petit magasin, sans auvent commercial, un des seuls de la rue d’ailleurs, qui n’en comprend pas un, est placé un peu à l’écart des autres édifices. Encore, c’est le seul qui n’est pas près du trottoir. En plus, des escaliers qui mènent au sous-sol nous mènent vers un petit bar local chouette qui ne vend que des bières de microbrasseries du Québec. Ça me donne l’impression que les deux propriétaires se sont probablement rapprochés de la sorte, justement parce qu’ils partagent certaines valeurs en commun. Bon, je ne leur ai jamais demandé, alors je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais ça serait bien une drôle de coïncidence s’ils s’étaient retrouvé tous les deux à cet endroit, à partager le même édifice ! D’une façon ou d’une autre, c’est agréable de pouvoir se rendre à l’un et à l’autre sans trop se déplacer.

Ensuite, la propriétaire du petit magasin vend aussi des bijoux, des sacs en bandoulière, de l’encens et de l’huile parfumée avec des essences naturelles. Le tout donne une odeur agréable qui, tout en attirant certains clients, doit sûrement en repousser d’autres à cause de leur sensibilité au parfum. Mais, pour ceux qui trouvent ces douceurs qui chatouillent délicatement le nez délicieux, la tentation est forte de s’en procurer un peu, une bouteille d’huile ou un paquet de bâtons d’encens, pour se les mettre sur soi ou pour adoucir l’atmosphère de sa maison.

Chaque fois que je passe à côté de ce magasin et qu’il est ouvert, je me dirige toujours vers la porte pour voir ce qu’il y a à vendre. Je n’achète pas à chaque fois, mais je sors toujours avec le sourire aux lèvres.